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Tous les chemins y mènent... Voici comment j'envisageais le projet avant le départ. La distance par la route la plus courte doit avoisiner les
1 800 km, soit environ deux mois de marche, mais le but
n’est
pas bien sûr d’arriver le plus vite possible
à Rome parce que, pour cela, je sais tout de même
qu’il existe des moyens motorisés plus rapides et
moins fatigants. En plus de la découverte de Rome
où je ne suis encore jamais allé, je compte aussi
sur ce voyage pour arpenter longuement une Italie que je connais
très peu, et j’estime la durée de cette
marche à environ quatre mois et 3 000 à
4 000 km. |
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Évidemment,
en comparaison de Jérusalem, Rome
paraît être la porte à
côté et je vois déjà
certains haussements d’épaules
accompagnés de soupirs blasés
: «
Pfff…Facile ! Pour lui, ce n’est rien…
» Eh bien, pas du tout. Si les 6 400 km vers
Jérusalem m’ont indéniablement
apporté une certaine expérience en la
matière, ce nouveau départ, sept ans plus tard,
signifie aussi se replonger chaque jour dans l’incertitude du
logement du soir, se soumettre aux caprices du temps, à la
fatigue et aux imprévus de toutes sortes etc.
Paradoxalement, si les pays d’Europe occidentale semblent
moins « barbares »,
l’hospitalité y est parfois plus
problématique que dans un village de la steppe anatolienne
ou des montagnes roumaines. Cela dit, je pars en connaissance de cause
et avec le goût de retrouver cette vie passionnante et
éreintante de découvertes constantes et de
rencontres. |